Actualité Mode
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jan 31 2010

Du bon usage des soldes

Les soldes c’est très bien, oui mais…

Premier inconvénient, dans les magasins on est mal, pressés, bousculés, oppressés. Nous les sommes d’autant plus qu’il nous faut nous décider très rapidement. Dans un jour, et peut-être dans moins d’une heure, l’article sujet de notre hésitation n’y sera plus. Or s’il se trouve encore en vente il pourra s’être valorisé d’une seconde voire troisième démarque.

De quoi nous donner des sueurs froides !

glamour

Erreur fatale !

En outre les soldes inspirent de fatales erreurs. Pas de reports possibles dans certaines boutiques ! Alors qu’une tache, un accroc peuvent nous avoir échappés dans la bousculade.

Et je n’évoque qu’en passant des articles, tâtés, essayés, déformés par de nombreux essayages qui ont fait de la chose un produit en fin de carrière.

Donc, je conseillerais dans la mesure du possible de ne pas attendre les soldes. On se vêt aussi pour être jolis. Économie rime rarement avec coquetterie.

Achetons ce qui nous va quand cela nous va. J’éprouve une nette préférence pour les débuts de collection.

Du profit des soldes

Pour autant il faut profiter des soldes.

A nous les pièces classiques diffusées en quantités suffisantes pour bénéficier d’arrivages fréquents. Certains sont neufs ou quasiment.

C’est le moment de pourvoir à l’essentiel, aux pièces incontournable au cardigan noir tout simple, au gilet pourvu d’un col v, au tee-shirt basique mais griffé.

L’essentiel, consiste aussi à craquer sur « the » sac. Le sac en cuir qu’il nous faut, et que l’on retrouve à moins 30%. A moitié prix, il se glisse dans notre budget sans dégâts.

Voilà comment on peut devenir une élégante en dépit de moyen limités. Le  porte-monnaie, la paire de botte ou le manteau incontournable et indémodable sont à dénicher absolument.


jan 18 2010

Une journée frisquette

Demain, et demain, et demain !

C’est ainsi que, à petits pas,

Nous nous glissons de jour

En jour jusqu’à la dernière syllabe

Du temps inscrit sur le livre de notre destinée.

Extrait de « Macbeth » William Shakespeare

Il fait trop gris et tristounet pour trainer longtemps dehors. Par ces temps d’hiver, on aime à se lover dans nos vêtements de maison.

Pour s’affairer à diverses tâches,

Et éviter leurs voyantes homonymes, j’évoquerai une tenue passe-partout qui permet d’accueillir, éventuellement, des visiteurs sans avoir l’air d’être tombée du lit.

une journée frisquette

La base en sera un caleçon douillet, noir anthracite ou de couleur chinée. Je délaisserai, pour l’heure, les couleurs criardes ou flashy.

Ce chaud collant posé, le reste de la tenue pourra s’articuler à son aise. Un maillot en maille coton avec ou sans manches, pourvu ou non de côtes, enveloppera nos bustes à la peau délicate. La priorité est donnée au confort.

On lui adjoindra un pull à col roulé qui nous préservera des malencontreux frimas.

Dans tous les cas, je verrais bien du sombre. Un caleçon noir avec un pull anthracite,  ou vice-versa, en fait, toutes les déclinaisons de gris associées en bicolore feraient l’affaire. Le bleu marine associé au gris siérait aussi à une journée de repos.

Et, pour mieux s’activer à son rythme, en la demeure, je nous verrais bien de bonnes vieilles charentaises aux pieds. Nous les aurions choisies chaudement fourrées, bien sombres comme le reste de la tenue avec des carreaux, of course !

Délicatesse

Celles qui sont assez précautionneuses ou qui savent qu’elles n’auront nulle tâche salissante à accomplir, pourront s’aventurer à porter des couleurs pastel. Ces dernières confèrent, à toute personne qui s’y love, une idée de douceur et de paix de bon aloi.

Un gros pull lilas ou ciel chiné avec col roulé ou, s’il en est dépourvu, assorti d’une écharpe blanc cassé flatterait avantageusement notre sens du confort.

N’imaginez surtout pas qu’une telle tenue ne serait pas sexy, la douceur est toujours attirante. Si cette douceur est en plus parfumée, je ne réponds plus de la retenue de nos partenaires. C’est pourquoi, les parfums doux, frais ou fleuris et autres sont plus que jamais d’actualité.

Un caleçon, un pantalon de style jogging en coton souple resserré dans le bas, ou très fluide tombant droit complèteraient la panoplie, pourvus qu’ils soient de couleurs claires, voire chinée.

Une paire de chaussettes dépourvues d’élastiques qui retombent en plissant sur les chevilles, avantagerait la silhouette en même temps que la circulation sanguine.

Le tout s’assortirait volontiers d’une paire de baskets blanches et bien larges.

Un tablier

On peut aussi choisir de demeurer élégante, et enfiler un tablier.

Un joli tablier, évidemment ! Le mieux est d’en posséder plusieurs, et d’accorder ainsi la protection à notre tenue du jour.

Je nous imagine volontiers à l’aise dans un pantalon noir un peu large, de grosses chaussettes en coton beige chiné aux pieds et pourvues de sabots noirs à la dernière mode, ceux qui ont des semelles plates et qui sont bien larges aux bouts. Ils ressemblent à de grosses ballerines et équilibrent parfaitement la silhouette.

En haut, un pull à col cheminé noir, serait idéal. Là-dessus, nous enfilerions un simple tablier blanc, à peine décoré d’une inscription brodée noire.

Un pull chiné beige et un pantalon marron formeraient aussi un ensemble très plaisant avec des sabots couleur nubuck. Le tablier pourrait, pour l’occasion, s’orner de carreaux petits ou gros.

Autre alternative, jouer la rayure ! Un pantalon rayé, disons un bas de pyjama, rendu plus présentable par un pull chaussette couleur pastel, écru de préférence, jouerait la carte Cuisine à fond en adoptant un tablier à carreaux torchons. Gros carreaux ébauchés par des lignes…

Plus nostalgique

Certaines aimeront s’adonner au romantisme le temps d’une journée, en enfilant un grand jupon très clair à nervures ou dentelle, que l’on réchauffera d’un cache-cœur comme en portent les danseuses. Un très long pull relativement près du corps, ferait, aussi, l’affaire.

Ne pas hésiter à jouer les superpositions, et par exemple, enfiler un tricot à maille souple et col bateau découvrant une épaule sur un pull fin à peine décolleté.

Pour une tenue de châtelaine, on peut étrenner une robe longue cintrée que l’on aime beaucoup que l’on hésite toujours à promener dans la rue.

Comme pour la protéger, on passera dessus un très joli tablier qui s’ingéniera à contrecarrer la tenue. Il sera uni et brodé si la robe est à carreaux, à fleurs si la robe est à pois, à carreaux torchons ou rayures si la jupe est en dentelle.

Il faudra après cela suivre l’exemple de notre châtelaine et adopter des manières suffisamment précautionneuses pour ne pas gâter notre joli déguisement…


jan 3 2010

Cocooning

« La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige (…) et, une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient et venaient, s’agitaient à toutes les fenêtres et ressemblaient, sur le fond du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé… »

Les lettres de mon moulin, Alphonse Daudet.

Et quand vient le soir

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Il est l’heure d’enfiler un tee-shirt en maille lingerie, blanc, écru ou gris enfin de n’importe quelle couleur pastel. Choisissons en un de couleur écru en maille de coton à petits trous très fins, très discrets et qui rappellent la dentelle, une idée de dentelle mais d’une douceur et d’une chaleur toute naturelle.

Sur ce basique, on enfile le haut d’un joli pyjama en jersey coton tout boutonné dont l’allure nécessairement décontractée tiendra, par exemple, aux finitions roulotées. Je l’imaginerai d’un vieux rose désuet animé d’un semis de fleurs. Le pantalon style jogging s’égaierait d’une fausse braguette à bouton.

Comme nous nous avouons terriblement frileuses, nous pourrions nous équiper d’un long gilet soit noir, soit écru, animé de torsades irlandaises « of course » que nous aurions le choix de porter ceinturé ou non.

Ainsi parées, nous pourrions alors cacher nos petons soignés dans de moelleuses ballerines de laine écrue. Il en existe équipée de semelles souples et antidérapantes.

Option écossaise

Parce que les écossais vivent dans des régions froides, il semble de bon aloi de les imiter un tant soit peu.

Le pyjama évoquant les tartans par leurs couleurs et leurs carreaux seraient évidemment de mise. Le pantalon en pilou, bien doux, se verrait resserré par un gros nœud qui féminiserait l’allure. La veste se porterait ouverte sur une chemisette en maille lingerie ou mieux ne se porterait pas du tout. Il faut toujours choisir entre un haut large ou un bas de même gabarit. Les deux ne peuvent être de mise en même temps.

Par-dessus, l’ensemble tee-shirt pantalon large, on enfilerait une courte veste molletonnée ceinturé ou près du corps. De grosses chaussettes en laine, écrue et torsadée, équipées de semelles complèteraient la tenue.

Douceur aux choix.

Pour les pyjamas d’hiver, le choix est vaste et attractif. Pastel ou rouge foncé, rayures carreaux ou pois, les motifs se font câlins. Les matières se font confortables.

Ne pas hésiter non plus à se composer sa propre tenue cocoon avec nos douillets caleçons et les chemises trappeur de nos hommes. Leurs cardigans seront plein d’aisance.

Quant aux pompons, ils font toujours effet.


déc 20 2009

Réveillon

Réveillon

Voici venir le temps des festivités. Pour nous les femmes, c’est le moment de sortir nos plus jolies tenues, nos plus beaux bijoux. De déballer de nos malles aux trésors tout ce qui ne se met jamais.

She-Is-A-Lady

Pour rêver

Pour celles qui sont invitées ou qui invitent, celles qui vont évoluer dans un univers idéalement chauffé…
Je conseillerais la véritable tenue de soirée : la belle robe noire portée avec des escarpins ou des ballerines de danseuses.

La robe bustier cintrée à la taille, et évasée autour des hanches, fait depuis déjà longtemps des merveilles.

On peut la choisir longue pour jouer à la princesse. Ce modèle est idéal pour celles qui n’ont pas été dotée par mère Nature des plus belles jambes du monde. Mais ainsi parée personne ne se doutera que l’on a quelque chose à cacher.

Quoiqu’il en soit la tenue est idéale pour se sentir la grâce du cygne.

Pour la jouer année cinquante, on peut porter la même robe qui s’arrête sous le genou. Chaussée d’escarpins ou de ballerines, voire de babies à talons compensés, l’on est remarquable.

Portée au dessus du genou, la robe noire s’évasant en tulipe, peut s’harmoniser avec des babies c’est évident, aussi bien que de jolis escarpins de satin noir, mais aussi, de bottines montantes et lacées. On devient, alors, la plus moderne pour aller faire la fête.

Enfin, on peut aussi s’équiper d’un caleçon opaque qui s’arrêterait à mi-mollet, et qui s’accorderait à merveille avec une paire de ballerines bien rondes, agrémentées ou non de rubans de satin, histoire de se la jouer petit rat de l’opéra.

Toutes ces tenues de princesses peuvent se décliner en version moins fleur bleue et plus sexy pourvu que la jupe soit droite. Longue, elle évoquera la sirène qui fait toujours rêver, plus courte à mi mollet, elle rappellera la grâce d’une Audrey Hepburn et plus courte, encore, nous nous replongerons avec charme dans les soixante.

Cette dernière silhouette comme la précédente ne perdant rien à se voir moderniser d’une paire de bottines lacées.

Plus simplement

En toute simplicité, on peut ne pas vouloir surinvestir la fête et pourtant la marquer.

Un jean foncé ou noir ferait assurément notre affaire. Nous l’aurions choisi moulant, par exemple, pour mettre en valeur les escarpins des grandes occasions ou autre chaussure coup de cœur.

Un pull décolleté ou une chemise tous deux noirs découvriraient avec bonheur, et autant que faire se peut, sans tomber dans la vulgarité, un soutien gorge  en dentelle couvrant et raffiné. Cela dans le cas où nous serions en possession de jolis et fermes arguments, pour les autres une maille lingerie agrémentée de velours et autre dentelle produirait un effet quasiment similaire…

Pour encore plus de simplicité, j’évoquerai le fin  pull noir à col roulé, porté avec un jean et nos chaussures ou bottes habituelles, mais que nous aurions rendu infiniment élégants par le choix d’une coiffure inhabituelle, opposé à notre ordinaire et accessoirisé de bijoux voyants et brillants.

Pour celles qui restent à la maison

Ne pas se négliger, même pour son mari, ses enfants, sa vieille mère ou sa télé, il faut se faire plaisir ces soirs là.

Habillez-vous cocooning….

C’est une piste, je développerai le look la prochaine fois…

cadeaux


déc 5 2009

Alter ego

 

 

Comme certains représentants de la gente masculine daignent lire ma prose, je leur consacrerai cet article.

Noir

Le noir est une couleur qui sied très bien aux hommes. Sans doute parce qu’elle résonne comme le gage d’un certain sérieux. Toujours est-il qu’elle confère une certaine « classe ».

C’est une couleur facile à porter : elle sied aussi bien aux bruns, qu’aux blonds en passant par ceux qui ont les cheveux châtains ou même roux.

Il est vrai que la profondeur du noir accentue le fauve de cette couleur de cheveux, ça n’en est que plus charmant.

Une silhouette noire parait réellement plus svelte. Le noir, c’est connu, amincit mais, en outre, il allonge les silhouettes. Peu d’hommes se refuseront à paraître plus sveltes.

modes hommes

Évidemment, les grands, minces longilignes n’auront rien à gagner à choisir cette monochromie. Pour les autres, je la conseillerai sous réserve d’apporter un ou deux éléments qui tranchent. Le noir doit être mis en valeur.

Autour d’un jean

Imaginons un pantalon noir et droit, les pantalons à pinces sont rarement seyants, ou encore un jean foncé que vous auriez enfilé avant de sortir.

Pour avoir de l’allure sans paraître engoncé dans un costume terriblement dépersonnalisant, vous pourriez investir une chemise blanche ou finement rayée, laquelle vous pourriez réchauffer d’un gilet noir tout fin mais de bonne tenue.

Rentrée ou sortie

 

La chemise doit elle se porter rentrée ou sortie du pantalon ? Cela dépend de sa coupe. Si elle est taillée plutôt cintrée ou près du corps, surtout si elle est très jolie, finement rayée ou signée d’une discrète étiquette alors n’hésitez pas : laissez là hors du pantalon !

Une chemise cintrée met en valeur une taille fine.

Une chemise à peine cintrée ou tombant bien droite cache avec une certaine efficacité un ventre trop présent.

Quant au gilet, dans tous les cas,  il doit tomber le plus droit possible. Evitez, je vous en conjure les côtes qui resserrent le bas du pull. Elles créent ou accentuent les rondeurs.

La veste

 

Investissez ensuite dans jolie veste bien taillée et doublée. On ne fait jamais assez attention à la doublure.

On ne devra la choisir ni trop longue, ni trop large. Elle doit tomber sur les épaules, naturellement, sans en prendre à son aise avec elles, ni les comprimer.

Elle pourra être noire ou simplement de couleur foncée. A moins d’être très mince, mieux vaudra éviter le velours à côtes.

 

Pardessus

 

On pourra, en outre, la remplacer par un pardessus.

Le manteau ne devra pas être trop long. Arrivant à mi cuisse ou au-dessus du genou, il sera la plupart du temps très seyant pour peu qu’il soit de couleur allant du gris anthracite au noir. Le bleu marine très foncé conviendrait aussi. Sa coupe se devra d’être droite et de bonne facture.

De même que pour la veste, il ne devra être choisi surtaillée.

Un pardessus sombre et impeccable est synonyme d’élégance.

Au pied

 

Il reste à enfiler les chaussures. Je sais qu’il est à la mode de s’étirer platement le pied à l’aide de grandes chaussures en pointe. Je ne trouve pas cela très esthétique.

Je vous conseillerai donc des boots ou chaussures plus rondes et massives. Les pieds soutiennent le corps, ils se doivent d’être et de paraître fiables. Des semelles un peu épaisses avantageront la plus part d’entre vous. Quand on est un homme, on peut, la plupart du temps, supporter quelques centimètres supplémentaires. Votre démarche n’en sera que plus souple. La couleur pour s’accorder à l’ensemble jean foncé et haut sombre pourra aller du noir, très évident,  au marron. Le beige d’un nubuck clair fera aussi fort bien l’affaire. Il apportera la touche de couleur et de fantaisie nécessaire à un ensemble monochrome.

Alternative confort

Si l’on remplace la veste par un gilet sans manche et pourvu d’un col V et la chemise par un tee-shirt blanc avec ou sans message imprimé, on obtiendra une autre façon d’aborder l’élégance avec juste ce qu’il faut de chic. Et comme, pour être homme, on peut aussi ressentir le froid, on enfilera dessus un chaud cardigan noir qui tombera droit. Il ne devra pas descendre plus bas que les fesses. On pourra le porter ceinturé ou non.

Au quotidien

Enfin, nous aborderons la tenue la plus facile à porter, celle de tous les jours.

Gardons le bas, et enfilons sur le tee-shirt blanc un pull avec col en V. On aura pris soin de le choisir dépourvu du bord de côtes qui fait blouser le bas.

Un tee-shirt noir fera très bien l’affaire aussi pour peu qu’il soit animé d’un motif de préférence blanc que l’on puisse découvrir sous le pull.

Le peu de blanc, qui apparaitra, mettra de l’éclat dans vos yeux et fera rayonner votre teint.

Là-dessus … Bon courage, pour les magasins…


nov 24 2009

Gentlewoman farmer

Gentlewoman farmer

L’automne me surprit au milieu de mes incertitudes : j’entrai avec ravissement dans le mois des tempêtes. Tantôt j’aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes, tantôt j’enviais jusqu’au sort du pâtre…

Extrait  de : René de François-René de Chateaubriand

Look irlandais

La grisaille assombrit nos journées. Il est temps d’enfiler un solide mais confortable pantalon en jean ou un jodhpur beige, sur lequel nous passerons une paire de bottes en cuir brut.

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Comme il fait frisquet, nous nous emmitouflerons dans un pullover bien chaud.

Nous le choisirons écru et à côtes irlandaises, cela va sans dire.

Le pullover d’origine s’avère terriblement grossissant. C’est  une aubaine pour celles qui se trouvent trop menues. Mais comme nous sommes loin d’être toutes maigrelettes, nous ferons notre choix parmi ses déclinaisons plus modernes. Un modèle longiligne le long du corps et torsadés sur les manches remplira idéalement son office.

Une alternative serait de n’accepter la ou les torsades que localisées sur le buste (pour celles qui n’ont pas déjà la poitrine conquérante, cela s’entend).

Un petit blouson en cuir nubuck bien souple et assez court pour laisser entrevoir notre beau pullover nous servirait de coupe-vent.

A moindre frais, un blouson en jean ou en velours beige ferait très bien l’affaire.

Cavalière

La feuille d’automne se prête tout aussi bien à la promenade à cheval. Les chevaux sont des radiateurs efficaces.

La frange sur les yeux, elle réchauffe le front, les cheveux tirés pour s’harmoniser à notre compagnon équidé que nous avons laissé à l’écurie,  nous pourrons avancer en conquérante dans les rues de la ville.

Nos bottes gainant nos mollets de noir, un pantalon beige clair moulant nos jolies cuisses, nous afficherions nos jolies formes sans pour autant sembler les exhiber. Une veste cintrée portée sur un pull fin à col roulé achèverait notre mise en valeur.

Certaines se permettront de démocratiser l’ensemble à l’aide d’une courte doudoune sans manche. Attention, il faut la choisir de telle sorte qu’elle ne nous dessine pas une carapace de tortue. Une cavalière s’efforce toujours de se tenir droite. Un gilet sans manche en drap de laine ferait très bien l’affaire.

Pour maintenir l’élégance un tant soit peu praticienne de la tenue, on s’en tiendra aux couleurs du genre, le noir seul ou associé au beige. Des tons chauds et naturels de marron pourront aussi faire l’affaire.

Exception

J’ai vu, une cavalière arborer, sans dépareiller de ses condisciples, une tenue plus fantaisie. Elle portait un caleçon gris un peu épais, avait enfilé un pullover à col cheminée en côtes bleu marine et avait réchauffé ce dernier d’un gilet ouatiné d’un vert sapin bien foncé.  Une ceinture pourvue d’une pochette tout à fait pratique soulignait sa taille souple. Ses bottes en nubuck étaient grises à l’instar du caleçon.

L’ensemble paraissait à la fois esthétique et pratique.

« Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté et comme possédé par le démon de mon cœur. »

François-René de Chateaubriand.


nov 17 2009

Nostalgie

« Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?

L’automne

Faisait voler la grive à travers l’air atone,

Et le soleil dardait un rayon monotone

Sur le bois jaunissant

Où la bise détonne. »

Nevermore Paul Verlaine

L’automne se prête particulièrement bien à la nostalgie.

Sur les cintres des magasins se sont glissées quelques tenues rétro. C’est le moment ou jamais de les essayer.

Le style Audrey Hepburn

Elle était l’élégance personnifiée et sublimait à merveille la délicieuse robe noire.

beauty

Pourquoi ne pas s’amuser à l’imiter. Evidemment, comme la température extérieure n’est pas aussi tempérée que dans un studio de cinéma, nous serons obligées d’ajouter quelques accessoires à la tenue. L’essentiel est de dénicher la robe qui nous sied.

Il est vrai, que pour se glisser dans ce genre de modèle, il vaut mieux posséder un corps jumeau du sien, être plutôt grande et mince. Mais des modèles approchant de sa robe galbée peuvent aussi mettre nos courbes en valeur ou nous en ajouter, pour peu que nous soyons très très menues.

Une fois, la robe, qui nous va, dénichée, inutile de la chercher uniquement en noir, certaines, sont en tweed, cette matière pose à merveille l’aspect nostalgique de l’entreprise.

Imaginons qu’elle soit dans cette matière et de couleur indéfinie, agrémentée d’un petit décolleté carré, elle descendrait sous les genoux, et nous irait comme un gant. Nous pourrions, dès lors, la réchauffer d’un tee-shirt, sous-pull ou pull fin noir. Nos mollets frileux seraient couverts d’un collant. Un collant chaud ainsi que des ballerines, le tout noir, moderniseront idéalement une silhouette qui par la même occasion se fera plus dynamique qu’elle aurait pu l’être à l’époque.

Et comme il ne fait plus chaud du tout, on enfilera pour sortir un pardessus chipé aux hommes.

La fameuse petite veste

J’évoquerais, à présent, la veste courte et cintrée. Elle est toujours à l’honneur.

Il est évident que l’on peut l’associer à la jupe qui lui est destinée. Celle-ci peut être courte mais on perd alors l’effet distingué des années cinquante voulu par Hollywood.

Une jupe droite juste au-dessus ou au-dessous du genou assurerait le look.

Des ballerines un peu épaisses ainsi que des collants seraient, à mon sens, un choix judicieux, nos aïeules auraient pu les porter, et pourtant ce choix nous éviterait de passer pour des personnes en mal de nostalgie, mal à l’aise dans leur époque. On a bien le droit de l’être évidemment, mais je m’adresse pour l’heure, à celles qui aiment la mode.

Voilà pour les tenues les plus proches de belle élégance.

A présent, enfilons notre petite veste cintrée qui met notre taille en valeur, notre poitrine même timide ainsi que le galbe de nos hanches, sans compter nos jolies fesses.

Je n’ai pas la taille très marquée me rétorqueront certaines. Justement répondrais-je, cette petite veste a le pouvoir d’en dessiner une à qui n’en a pas. Si on a du ventre, elle permet de jouer avec. Il faut la choisir pourvue d’un bouton unique qui s’attache sous la poitrine : la taille se fait haute.

Et si on a peu de poitrine ? La petite veste devra mouler alors la taille et les côtes et s’écarter au niveau des revers comme si elle « explosait » sous la pression. Parfois mieux vaut investir dans quelques retouches que ne jamais trouver le bon modèle.

Des poches sur la veste pourront accentuer un effet hanches trop pauvre, on peut encore choisir une veste sous la ceinture de laquelle se dessinent quelques plis.

Ce qui importe, toujours, c’est de rester au plus près de la réalité, de la sublimer juste un peu…

Une fois choisie la veste, on l’associera à un jean impeccable.

Rappel d’une évidence :

Ce style pour rendre tout son effet doit être tiré à quatre épingles. Il faut utiliser des vêtements en très bon état, donner une impression de qualité.

Les bijoux et autres accessoires se doivent de paraître classiques.

Pour celles qui ont de longs cheveux la queue de cheval portée haute renouvellera le classique petit chignon.

Le style Jacky

Pour ce style là on remplacera la veste cintrée par une veste plus courte plus droite voire évasée et pourvue si on peut et on veut de manches trois-quarts. De longs gants, même en laine, pourvus qu’ils soient noirs, réchaufferont les frileuses.

A nous de jouer…


nov 9 2009

Mini

« Les sanglots longs

Des violons

De l’automne… »

Paul Verlaine

Look ballerine

Paradoxalement, en dépit du temps, il est d’actualité de découvrir ses jolies gambettes. Parce qu’on peut aisément les réchauffer par un collant épais.

L’avantage, par rapport à la belle saison, tient dans cet élément. Des jambes, en été, peuvent sembler trop dénudées sous une jupe courte. Ce n’est plus le cas en automne, où les températures moins clémentes mais pas totalement glaciales permettent de s’affirmer en jupette.

Cela, même si l’on n’a pas les jambes les plus jolies du monde.

Facile, en effet, de cacher une peau d’orange, et autres sujets de complexes : un collant camouflera tout cela sans qu’il paraisse être question de complexes.

On profitera donc de la circonstance climatique pour afficher ses belles formes.

Une mini jupe portée sur un legging un peu court permettra de souligner le galbe de mollets fins et mettra en valeur de délicates chevilles. Certaines s’équipent de ballerines molles qui s’étirent sur les pieds mettant ceux-ci en valeur.

Un petit haut relativement fin parachèvera une telle tenue. Le petit pull laissera voir un tee-shirt soit à motif, soit choisi dans une tonalité plus claire que le précédent.

Les rondes peuvent se permettre ce genre de tenues très féminines et qui, en l’absence de talons, qu’il vaut mieux éviter, confère un aspect tout à fait mignon à la silhouette.

Une matière un peu rigide ainsi que des couleurs foncées pour le bas aideront à gommer des rondeurs mal placées.

Une petite veste cintrée ou un paletot court aideront à réchauffer l’ensemble de quelques précieux degrés.

Il faudra cependant éviter les hauts trop épais avec cette tenue toute en légèreté.

Mini jupe

Seconde  proposition

La  première mini jupe était en toile et droite de forme, pour cette seconde tenue, une jupe plissée, noire de préférence, ferait aussi très bien l’affaire.

Imaginons qu’il fasse un peu plus froid ou que l’on soit un tantinet plus frileuse. On réchaufferait le collant par une paire de bottes à talons ou non. Du moment, qu’ils ne sont pas aiguilles mais solides.

J’adore le look fille « nature » de celles qui portent des bottes en nubuck clair assorties d’un collant beige, d’une jupe un ton au-dessus et d’un pull fin en camaïeu réchauffé dans l’idéal d’une veste de cuir souple. Une grosse écharpe de couleur écru serait aussi parfaite.

Quant à la mini, plissée ou non, assortie d’un pull chaussette noir ou gris, ainsi que de bottines montantes et lacées, elle fait toujours beaucoup d’effet.

Les bottines ou les bottes présenteront l’avantage de ne laisser découvrir que les parties les plus esthétiques de certaines jambes. Un mollet un peu fort disparaitra sous le cuir d’une botte ou se trouvera rééquilibré par la masse d’une bottines d’allure quelque peu masculine.

Les personnes les plus maigres pourront s’étoffer de couleurs claires, beige comme la chair halée. La maigreur n’est forcément très sexy, aussi l’évocation de la peau aide-t-elle…

Naturellement, toutes ses tenues peuvent s’articuler autour d’un short.


oct 28 2009

Noir mystère

Une élégante

Un petit groupe de femmes sort d’une boutique. Je fais un écart pour les éviter. Elles sont jeunes et coquettes, j’en suis certaine. Mais je n’en remarque qu’une seule, non qu’elle soit plus jolie que les autres…  Je ne saurais décrire son visage.

En revanche, j’ai noté qu’elle était vêtue de noir. Cette couleur peut sembler passe-partout, elle l’arborait avec distinction. Boots noirs, jean noir, pull fin anthracite glissé sous une veste noire impeccable et cintrée. Et comme il s’agissait visiblement d’une modeuse, les revers de manches en étaient rayés sur fond blanc. Un foulard à carreaux gris foncé s’enroulait négligemment autour de son cou pour réchauffer le décolleté.

Etait-elle terne ? Tout au contraire. Elle brillait par son élégante présence.

tendances modes

Distinction

Il faut, pour s’habiller de la sorte et demeurer une coquette évidente, porter des vêtements d’un noir impeccable. Aucun délavage d’usure naturelle n’est permis. On se doit d’entretenir les pièces de cette collection avec des soins aussi attentifs que ceux que l’on porterait à des vêtements immaculés. Il ne faut pas hésiter à rafraichir la couleur de vêtements aux tons passés.

Par ailleurs, il est nécessaire de  relever la monochromie que j’évoque, par du maquillage, des bijoux, une ceinture cloutée, ou tout autre accessoire de qualité.

Le noir peut faire ressortir l’éclat du teint, des yeux ou celui de cheveux soyeux.

Il signe une certaine forme d’élégance. La célèbre petite robe noire en est l’illustration suprême. Inutile de la décrire tout le monde l’a en tête.

De même, les smokings pour hommes ou femmes se déclinent souvent dans cette couleur.

costume noir

Le noir sied aux hommes qui se veulent élégants.

Oser la rupture

Je proposerai une autre tenue qui me tient à cœur en ces jours d’automne.

Des bottes de cuir, enfilées sur un collant ou un leggings un peu épais, une tunique ou robe relativement courte, du moins au-dessus du genou, un long cardigan de laine un peu épaisse et qui tombe tout droit.

L’ensemble étant d’un noir irréprochable se trouvera heureusement relevé d’une chaude écharpe de laine écru tricotée avec de grosses aiguilles.

Un peu longue, elle parait réchauffer une tenue relativement légère.

Cette tenue présente le double avantage d’effacer certaines rondeurs que l’on voudrait atténuer, tout en mettant en valorisant la fragilité d’une silhouette plus menue.

Rappel

Je remettrai en mémoire pour qui éprouve le besoin, les classiques silhouettes des rats d’hôtel, tout de nuit, vêtus pour mieux se confondre avec elle. Ligne près du corps pour une silhouette sexy, moulée mais cachée…

Manteau, ou veste, assortis de bottes montantes noires, bonnet à l’avenant, le reste laissé à la discrétion de l’humeur du jour…

D’aucuns diront

Le noir sert à effacer (des défauts) voire à s’effacer (discrétion oblige).

Cela se peut.

Il se peut aussi qu’ayant nimbé de mystère certaines parties ou toute une silhouette, on puisse ainsi faire ressortir, le satiné d’une chevelure, la beauté d’un visage, les fermes rondeurs d’une poitrine découverte, la finesse d’une taille, le galbe de hanches soulignées d’un pointillé de métal pour peu que la ceinture soit cloutée… Que sais-je encore ?

Jules Supervielle écrivait :

« Les dames en noir prirent leur violon

Afin de jouer, le dos au miroir.

Le vent s’effaçait comme aux meilleurs jours

Pour mieux écouter l’obscure musique. »


oct 20 2009

Il faut essayer !

 

A l’aube du prêt à porter

 

« En haut, la jeune fille tomba droit dans le rayon des confections. C’était une vaste pièce, entourée de hautes armoires en chêne sculpté, et dont les glaces sans tain donnaient sur la rue de la Michodière. Cinq ou six femmes, vêtues de robes de soie, très coquettes avec leurs chignons frisés et leurs crinolines rejetées en arrière, s’y agitaient en causant. »

Extrait du roman d’Emile Zola « Au bonheur des dames ».

Une si jolie petite veste

Péripéties shopping

 

La petite veste noire est si jolie dans la vitrine que l’on se laisse tenter.

La demoiselle entre.

-Bonjour !

Echange de politesse, tout à fait anodin ? La jeune fille ne sait pas trop pourquoi mais elle sent que ce « bonjour » l’engage.

Et, en effet, ce n’est pas rien.  Elle vient de lier connaissance. Dorénavant, la conseillère de vente peut lui sourire et mieux encore lui proposer ses services.

-Vous cherchez quelque chose ? Est-ce que je peux vous aider ?

La jeune fille rougirait presque. La meilleure aide  que l’autre pourrait lui apporter, pour l’heure, serait de s’effacer.

-Non merci, je regarde.

On vient de lui rappeler qu’elle se trouve dans un lieu privé : elle est entrée chez quelqu’un. De plus, la vendeuse, en lui proposant des services, dont elle se doute qu’ils sont superflus, parvient à créer une forme de reconnaissance.

-Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas !

-C’est gentil ! Merci !

 

 

Là où l’affaire prend tournure

 

La jeune fille est soulagée, elle a enfin dénichée la veste qu’elle est entrée chercher. Elle avait tellement peur de devoir demander de l’aide.

Elle a raison : demander, c’est prendre le risque, hautement probable, que la vendeuse, après lui avoir rendu ce service, demeure à ses côtés.

Notre jeune cliente emporte, comme une voleuse, le vêtement jusqu’à la cabine d’essayage. Il n’y a pas de miroir. Elle doit sortir ce qui ne l’enchante pas.

Ainsi qu’elle commençait à s’en douter, la veste ne lui va pas du tout. Elle n’est pas assez cintrée. On est loin de l’effet qu’elle faisait dans la vitrine.

La vendeuse, une coquette jeune femme, arrive à la rescousse. Elle vient, de nouveau, offrir ses services.

-Elle vous va très bien ! S’exclame-t-elle avec enthousiasme. Elle est faite pour vous.

La jeune fille se trouve totalement déstabilisée, par cette appréciation à l’opposé de la sienne.

Comme elle semble dubitative, la conseillère de vente s’étonne :

-Qu’est-ce qui ne va pas ?

-Je ne sais pas. Dans la vitrine, ça ne faisait pas le même effet.

Comment expliquer l’inexplicable ?

Voilà notre héroïne qui s’empêtre dans ses explications. Nous aurions pitié d’elle, parce que nous aurions compris que la jeune fille ne désire pas investir ses précieuses économies dans un vêtement qui ne lui convient pas totalement. La vendeuse pour sa part, tout en affichant des signes d’impatience, s’efforce de bien comprendre où se trouve le problème.

Enfin, comme la jeune fille mime une taille cintrée, la conseillère s’écrie :

-Je vois ce que vous voulez dire. Nous avons mis des épingles sur la veste que porte le mannequin. Ca ne serait pas joli sans autrement.

Ainsi en va-t-il pour moi, aurait pu lui répondre la jeune fille. Mais elle ne dit rien soulagée d’être enfin comprise.

-Elle vous très bien, je vous assure. Et puis, il faut l’imaginer avec un pull dessous. On va sur les mauvais jours. Il faut de la marge.

(Ce n’est plus de la marge, qu’il me faudrait, mais un bon nombre de kilos, songe la jeune cliente).

-J’aurais préféré qu’elle soit plus près du corps, se croit-elle obligée de préciser.

-Je vois ce que vous cherchez. Je vais vous en trouver une autre.

La vendeuse revient avec un autre modèle que la cliente enfile docilement.

-C’est un modèle qui plait beaucoup. Les clientes l’adorent.

Perdre quelques kilos

-Elle est très jolie, en effet, mais je me sens un peu engoncée. Je crois que je devrais perdre un ou deux kilos au niveau des hanches.

La jeune fille réalise à quel point son corps est imparfait et ne peut tout endosser. Notez que c’est la silhouette de jeune fille qui ne va pas et non le modèle.

Après lui avoir présenté deux autres modèles qui ne conviennent pas, l’un à cause de sa matière, l’autre qui est vraiment trop longue, la serviable conseillère en apporte un qui devrait aller à merveille.

-J’ai trouvé ce que vous cherchez.

La jeune fille est bien embarrassée, la veste qu’on lui présente est beige. Elle a horreur du beige. C’est une couleur qui lui plombe le teint comme le moral. Mais la conseillère a l’air tellement ravi qu’elle n’ose pas la vexer.

En dépit de l’envie qu’elle a de fuir, elle enfile la veste. Elle espère que cela n’ira pas.

-Elle vous va parfaitement. Regardez comme elle tombe bien aux épaules et comme la taille est marquée, c’est exactement ce que vous cherchiez.

-Pas du tout ! songe la jeune fille, mais elle ne sait plus trop pourquoi. Elle en perd son latin.

-Le beige est la couleur à la mode. C’est ce qu’il faut porter. Et puis, il faut imaginer que vous portez un pantalon marron ou même un jean si vous n’en avez pas. Un jean rentré dans des bottes, ferait parfaitement l’affaire. Et si vous aviez une écharpe claire…

La vendeuse parle beaucoup. Elle réinvente la mode, voire l’allure de la jeune fille qu’elle a devant elle. Jeune fille, dont l’esprit s’embrouille. Elle éprouve une certaine difficulté  à penser. Elle ne sait plus ce qu’elle veut. L’autre joue son rôle de conseillère avec une allégresse presque communicative.

Presque…

-Je n’aime pas la couleur, grimace la cliente difficile.

-Si vous n’aimez pas le beige…

Cela sonne comme un reproche.

La vendeuse se détourne agacée. A force de caprices, la cliente vient de lui faire perdre un temps précieux.

Les rôles inversés

Notez que la jeune fille vient de gaspiller une bonne demi-heure. Elle a aperçu, dans la vitrine, un article en quelque sorte truqué, l’a jugé seyant, puis s’est retrouvée peinant pour s’expliquer, et en essayer d’autres qui ne l’auraient jamais tentée. Pour finir, son ego n’est pas sorti tout à fait indemne de l’exercice : elle n’est pas assez bien faite pour pouvoir tout revêtir à l’instar des mannequins, sans compter qu’elle est devenue une péronnelle capricieuse qui a fait perdre un temps précieux à une travailleuse.

 

Moralité

On comprend qu’elle ait hésité à franchir le seuil de la boutique.

Postface

Malgré ces périls, par trop réels, il est essentiel d’essayer.