Actualité Mode
Actualité Mode
jan 3 2010

Cocooning

« La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige (…) et, une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient et venaient, s’agitaient à toutes les fenêtres et ressemblaient, sur le fond du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé… »

Les lettres de mon moulin, Alphonse Daudet.

Et quand vient le soir

glamour-girl

Il est l’heure d’enfiler un tee-shirt en maille lingerie, blanc, écru ou gris enfin de n’importe quelle couleur pastel. Choisissons en un de couleur écru en maille de coton à petits trous très fins, très discrets et qui rappellent la dentelle, une idée de dentelle mais d’une douceur et d’une chaleur toute naturelle.

Sur ce basique, on enfile le haut d’un joli pyjama en jersey coton tout boutonné dont l’allure nécessairement décontractée tiendra, par exemple, aux finitions roulotées. Je l’imaginerai d’un vieux rose désuet animé d’un semis de fleurs. Le pantalon style jogging s’égaierait d’une fausse braguette à bouton.

Comme nous nous avouons terriblement frileuses, nous pourrions nous équiper d’un long gilet soit noir, soit écru, animé de torsades irlandaises « of course » que nous aurions le choix de porter ceinturé ou non.

Ainsi parées, nous pourrions alors cacher nos petons soignés dans de moelleuses ballerines de laine écrue. Il en existe équipée de semelles souples et antidérapantes.

Option écossaise

Parce que les écossais vivent dans des régions froides, il semble de bon aloi de les imiter un tant soit peu.

Le pyjama évoquant les tartans par leurs couleurs et leurs carreaux seraient évidemment de mise. Le pantalon en pilou, bien doux, se verrait resserré par un gros nœud qui féminiserait l’allure. La veste se porterait ouverte sur une chemisette en maille lingerie ou mieux ne se porterait pas du tout. Il faut toujours choisir entre un haut large ou un bas de même gabarit. Les deux ne peuvent être de mise en même temps.

Par-dessus, l’ensemble tee-shirt pantalon large, on enfilerait une courte veste molletonnée ceinturé ou près du corps. De grosses chaussettes en laine, écrue et torsadée, équipées de semelles complèteraient la tenue.

Douceur aux choix.

Pour les pyjamas d’hiver, le choix est vaste et attractif. Pastel ou rouge foncé, rayures carreaux ou pois, les motifs se font câlins. Les matières se font confortables.

Ne pas hésiter non plus à se composer sa propre tenue cocoon avec nos douillets caleçons et les chemises trappeur de nos hommes. Leurs cardigans seront plein d’aisance.

Quant aux pompons, ils font toujours effet.


juil 28 2009

Pour répondre à une question

La robe longue

En été quoi de plus agréable que de porter une robe ?

« Migonne allons voir si la rose

Qui ce matin avait desclose

Sa robe de pourpre au Soleil,

A point perdu cette vesprée

Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vôtre pareil. »

A notre époque aussi, il en va ainsi. Je veux dire que le teint et l’allure se confondent avantageusement avec celui d’une belle robe longue…

La plupart des silhouettes tire avantage d’un tel ornement, les rondes presque plus encore. Le corps devient douillet comme celui d’une poupée de chiffon.

La robe longue permet de mettre en valeur nos plus jolis atouts.

Ce peut être des épaules charmantes que l’on découvre; une poitrine ronde dont un décolleté avantageux va souligner la naissance, une taille de guêpe accentuée par l’ampleur d’une jupe, des chevilles délicates qui se dévoilent à chacun de nos pas, ou encore des petons chaussés de nos pantoufles préférées. L’ourlet d’une robe qui flotte ne peut qu’attirer dessus l’attention.

La magie de ce vêtement est telle qu’elle permet d’embellir des corps dont on est pas toujours fières.

Un corsage blousant ou bateau bordé d’un large volant peuvent suppléer aux faiblesses d’un décolleté. Une taille haute en voilera une peu marquée, voire des hanches trop rondes ou au contraire trop droites, sans parler des fesses trop plates…

Souvent les longs jupons enveloppent d’un mystère flatteur des jambes qui nous font rougir, et que cependant, on pourra avoir plaisir à dévoiler à l’occasion d’un obstacle à franchir, d’un escalier à aborder…

Et si on jouait à la princesse…

Des jupes, qui volent dans un courant d’air, évoquent des images d’Idéal. Soi-même, on se sent pousser des ailes.

Trois tous petits chiffons

Mais, évidemment pour parler des robes je ne puis me cantonner à évoquer les mythiques robes longues. Les petites robes courtes, qui flottent au dessus du genoux, ne sont pas non plus sans avantages . Afficher de jolis mollets bronzés comptent au nombre de ceux-ci.

Celles que j’aime tout particulièrement sont de deux sortes. Malheureusement, elles ne sont plus à la mode. J’adore les robes patineuses qui soulignent les tailles fines ainsi que les jolies chutes de reins. Lorsqu’elles sont en cotonnades légères et fantaisie, elles représentent un vrai régal pour les yeux.

L’ autre pour être plus classique n’en est pas moins adorable. Je veux parler de la fameuse petite robe noire ou non, cintrée à la taille et qui descend juste au-dessus du genou de préférence, encore que, plus longue si elle est divinement coupée, elle ne soit pas sans charme non plus.

Mais on en fait quasiment plus des comme celles-là. Il faut dire qu’elles ne sont pas des plus pratiques à vivre.

Et puis on trouve en abondance la robe tunique. Trop courte pour être facile à arborrer et trop longue pour être glissée sur un jean. Les filles plutôt maigres et qui n’ont pas beaucoup de fesses le feront. Les autres éviteront et feront bien. Cette assemblage grossit énormément. On choisira donc de les porter sur des caleçons archi moulants ou des leggings de circonstance.

On fait ce qu’on peut pour s’appropier la mode.

« L’essentiel c’était que ce soit joli

que ça fasse plaisir »…

C’est Jacques Prévert qui le dit. (Certes en parlant des fleurs, mais quand même…)