Actualité Mode
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jan 18 2010

Une journée frisquette

Demain, et demain, et demain !

C’est ainsi que, à petits pas,

Nous nous glissons de jour

En jour jusqu’à la dernière syllabe

Du temps inscrit sur le livre de notre destinée.

Extrait de « Macbeth » William Shakespeare

Il fait trop gris et tristounet pour trainer longtemps dehors. Par ces temps d’hiver, on aime à se lover dans nos vêtements de maison.

Pour s’affairer à diverses tâches,

Et éviter leurs voyantes homonymes, j’évoquerai une tenue passe-partout qui permet d’accueillir, éventuellement, des visiteurs sans avoir l’air d’être tombée du lit.

une journée frisquette

La base en sera un caleçon douillet, noir anthracite ou de couleur chinée. Je délaisserai, pour l’heure, les couleurs criardes ou flashy.

Ce chaud collant posé, le reste de la tenue pourra s’articuler à son aise. Un maillot en maille coton avec ou sans manches, pourvu ou non de côtes, enveloppera nos bustes à la peau délicate. La priorité est donnée au confort.

On lui adjoindra un pull à col roulé qui nous préservera des malencontreux frimas.

Dans tous les cas, je verrais bien du sombre. Un caleçon noir avec un pull anthracite,  ou vice-versa, en fait, toutes les déclinaisons de gris associées en bicolore feraient l’affaire. Le bleu marine associé au gris siérait aussi à une journée de repos.

Et, pour mieux s’activer à son rythme, en la demeure, je nous verrais bien de bonnes vieilles charentaises aux pieds. Nous les aurions choisies chaudement fourrées, bien sombres comme le reste de la tenue avec des carreaux, of course !

Délicatesse

Celles qui sont assez précautionneuses ou qui savent qu’elles n’auront nulle tâche salissante à accomplir, pourront s’aventurer à porter des couleurs pastel. Ces dernières confèrent, à toute personne qui s’y love, une idée de douceur et de paix de bon aloi.

Un gros pull lilas ou ciel chiné avec col roulé ou, s’il en est dépourvu, assorti d’une écharpe blanc cassé flatterait avantageusement notre sens du confort.

N’imaginez surtout pas qu’une telle tenue ne serait pas sexy, la douceur est toujours attirante. Si cette douceur est en plus parfumée, je ne réponds plus de la retenue de nos partenaires. C’est pourquoi, les parfums doux, frais ou fleuris et autres sont plus que jamais d’actualité.

Un caleçon, un pantalon de style jogging en coton souple resserré dans le bas, ou très fluide tombant droit complèteraient la panoplie, pourvus qu’ils soient de couleurs claires, voire chinée.

Une paire de chaussettes dépourvues d’élastiques qui retombent en plissant sur les chevilles, avantagerait la silhouette en même temps que la circulation sanguine.

Le tout s’assortirait volontiers d’une paire de baskets blanches et bien larges.

Un tablier

On peut aussi choisir de demeurer élégante, et enfiler un tablier.

Un joli tablier, évidemment ! Le mieux est d’en posséder plusieurs, et d’accorder ainsi la protection à notre tenue du jour.

Je nous imagine volontiers à l’aise dans un pantalon noir un peu large, de grosses chaussettes en coton beige chiné aux pieds et pourvues de sabots noirs à la dernière mode, ceux qui ont des semelles plates et qui sont bien larges aux bouts. Ils ressemblent à de grosses ballerines et équilibrent parfaitement la silhouette.

En haut, un pull à col cheminé noir, serait idéal. Là-dessus, nous enfilerions un simple tablier blanc, à peine décoré d’une inscription brodée noire.

Un pull chiné beige et un pantalon marron formeraient aussi un ensemble très plaisant avec des sabots couleur nubuck. Le tablier pourrait, pour l’occasion, s’orner de carreaux petits ou gros.

Autre alternative, jouer la rayure ! Un pantalon rayé, disons un bas de pyjama, rendu plus présentable par un pull chaussette couleur pastel, écru de préférence, jouerait la carte Cuisine à fond en adoptant un tablier à carreaux torchons. Gros carreaux ébauchés par des lignes…

Plus nostalgique

Certaines aimeront s’adonner au romantisme le temps d’une journée, en enfilant un grand jupon très clair à nervures ou dentelle, que l’on réchauffera d’un cache-cœur comme en portent les danseuses. Un très long pull relativement près du corps, ferait, aussi, l’affaire.

Ne pas hésiter à jouer les superpositions, et par exemple, enfiler un tricot à maille souple et col bateau découvrant une épaule sur un pull fin à peine décolleté.

Pour une tenue de châtelaine, on peut étrenner une robe longue cintrée que l’on aime beaucoup que l’on hésite toujours à promener dans la rue.

Comme pour la protéger, on passera dessus un très joli tablier qui s’ingéniera à contrecarrer la tenue. Il sera uni et brodé si la robe est à carreaux, à fleurs si la robe est à pois, à carreaux torchons ou rayures si la jupe est en dentelle.

Il faudra après cela suivre l’exemple de notre châtelaine et adopter des manières suffisamment précautionneuses pour ne pas gâter notre joli déguisement…


juil 28 2009

Pour répondre à une question

La robe longue

En été quoi de plus agréable que de porter une robe ?

« Migonne allons voir si la rose

Qui ce matin avait desclose

Sa robe de pourpre au Soleil,

A point perdu cette vesprée

Les plis de sa robe pourprée,

Et son teint au vôtre pareil. »

A notre époque aussi, il en va ainsi. Je veux dire que le teint et l’allure se confondent avantageusement avec celui d’une belle robe longue…

La plupart des silhouettes tire avantage d’un tel ornement, les rondes presque plus encore. Le corps devient douillet comme celui d’une poupée de chiffon.

La robe longue permet de mettre en valeur nos plus jolis atouts.

Ce peut être des épaules charmantes que l’on découvre; une poitrine ronde dont un décolleté avantageux va souligner la naissance, une taille de guêpe accentuée par l’ampleur d’une jupe, des chevilles délicates qui se dévoilent à chacun de nos pas, ou encore des petons chaussés de nos pantoufles préférées. L’ourlet d’une robe qui flotte ne peut qu’attirer dessus l’attention.

La magie de ce vêtement est telle qu’elle permet d’embellir des corps dont on est pas toujours fières.

Un corsage blousant ou bateau bordé d’un large volant peuvent suppléer aux faiblesses d’un décolleté. Une taille haute en voilera une peu marquée, voire des hanches trop rondes ou au contraire trop droites, sans parler des fesses trop plates…

Souvent les longs jupons enveloppent d’un mystère flatteur des jambes qui nous font rougir, et que cependant, on pourra avoir plaisir à dévoiler à l’occasion d’un obstacle à franchir, d’un escalier à aborder…

Et si on jouait à la princesse…

Des jupes, qui volent dans un courant d’air, évoquent des images d’Idéal. Soi-même, on se sent pousser des ailes.

Trois tous petits chiffons

Mais, évidemment pour parler des robes je ne puis me cantonner à évoquer les mythiques robes longues. Les petites robes courtes, qui flottent au dessus du genoux, ne sont pas non plus sans avantages . Afficher de jolis mollets bronzés comptent au nombre de ceux-ci.

Celles que j’aime tout particulièrement sont de deux sortes. Malheureusement, elles ne sont plus à la mode. J’adore les robes patineuses qui soulignent les tailles fines ainsi que les jolies chutes de reins. Lorsqu’elles sont en cotonnades légères et fantaisie, elles représentent un vrai régal pour les yeux.

L’ autre pour être plus classique n’en est pas moins adorable. Je veux parler de la fameuse petite robe noire ou non, cintrée à la taille et qui descend juste au-dessus du genou de préférence, encore que, plus longue si elle est divinement coupée, elle ne soit pas sans charme non plus.

Mais on en fait quasiment plus des comme celles-là. Il faut dire qu’elles ne sont pas des plus pratiques à vivre.

Et puis on trouve en abondance la robe tunique. Trop courte pour être facile à arborrer et trop longue pour être glissée sur un jean. Les filles plutôt maigres et qui n’ont pas beaucoup de fesses le feront. Les autres éviteront et feront bien. Cette assemblage grossit énormément. On choisira donc de les porter sur des caleçons archi moulants ou des leggings de circonstance.

On fait ce qu’on peut pour s’appropier la mode.

« L’essentiel c’était que ce soit joli

que ça fasse plaisir »…

C’est Jacques Prévert qui le dit. (Certes en parlant des fleurs, mais quand même…)